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Détecter pour intervenir au bon moment

Surveillance et monitoring au jardin : la prévention est une des règles d’or du jardinage au naturel pour lutter contre les bio-agresseurs dans le jardin.

La prévention, une des règles d’or du jardinage au naturel

La prévention est une des règles d’or du jardinage au naturel pour lutter contre les bio-agresseurs dans le jardin. 

Détecter la présence des bio-agresseurs dans le jardin le plus tôt possible permet d’agir au plus tôt pour éviter une infestation sur toute la culture et surtout permet d’intervenir au bon moment. 

Pour toutes les bestioles visibles à l’œil nu et qui se promènent en plein jour, ce n’est pas trop difficile, il suffit d’aller régulièrement dans son jardin et prendre le temps d’observer. Mais lorsque le responsable ne mesure que quelques millimètres ou qu’il se promène que la nuit, cela devient beaucoup plus difficile, voire impossible, « quand le vers est dans le fruit », il est trop tard !

 Donc la difficulté est justement de déterminer quel est le bon moment pour intervenir.  Les pièges à phéromones et les pièges chromatiques (pièges jaunes englués par exemple) sont des outils de surveillance ou « monitoring » qui permettent de décider ou non d’intervenir avec des produits de biocontrôle de préférence.  

Il s’agit par exemple des pièges à base de phéromone contre la pyrale du buis, contre la chenille processionnaire du pin, contre les mouches blanches (aleurodes), contre le carpocapse de la pomme,…

Un exemple : le piège à phéromone pour lutter contre le carpocapse de la pomme

Le responsable est un petit papillon de 19 mm à activité nocturne. Le piège à base de phéromone diffuse l’attractif sexuel ou « phéromone » naturellement émise par le papillon femelle pour attirer le mâle, la nuit, et être ainsi fécondée. Les papillons se retrouvent donc piégés sur une plaque engluées disposée dans le piège. 

Le piège est accroché dans le pommier, il faut le contrôler une fois par semaine, compter le nombre de papillon piégé et le noter sur le livret joint au piège. 

A partir de 5 captures en deux semaines, la récolte de pomme est menacée, pour éviter cela, il faut traiter avec du 
Bacillus thuringiensis (un anti-chenille naturel) 10 jours plus tard : période à laquelle les jeunes chenilles vont éclore et se promener dans l’arbre, stade « baladeur », pour ensuite, au bout de 2 à 5 jours pénétrer dans le fruit et commencer les dégâts. La fenêtre de tir est donc très courte. 

D’où la nécessité d’utiliser des outils de surveillance ou monitoring pour ne pas traiter à l’aveugle, inutilement.

Cette période favorable au traitement est pratiquement impossible à déterminer sans l’aide d’un piège car se papillon est nocturne.