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Guide des mauvaises herbes

Les mauvaises herbes s’insinuent partout et le désherbage est souvent un souci et une corvée pour vous. Il est pourtant possible d’avoir un jardin « propre » sans y passer des heures de travail.

Des techniques simples permettent de limiter le désherbage, voire même de l’éviter. Cependant, lorsqu’il est indispensable d’intervenir, il existe de nombreuses alternatives à l’usage des désherbants chimiques de synthèse.

Dans tous les cas de figure, agissez avant que les herbes indésirables ne montent trop vite en graines et ainsi évitez qu’elles ne se démultiplient. Les mois critiques sont mars, avril, mai et juin. Toute surface libre sera naturellement colonisée par les végétaux. Le jardinier devra orienter ou éviter cette colonisation en occupant le terrain grâce à ses cultures ou avec des paillis.

Les massifs de fleurs et les planches de légumes peuvent être protégés des mauvaises herbes, par des bordures qui constituent une barrière physique à leur envahissement (notamment contre les renoncules, rampantes et les graminés). Par ailleurs, des binages réguliers éviteront d’être débordé tout en faisant des économies d’arrosage.

Le saviez-vous ? Pratiquement tous nos légumes et nos fruit proviennent de mauvaises herbes, ainsi qu’une grande partie des médicaments. Avant, les herbes sauvages utilisées pour se soigner étaient appelées « herbes au mal », ce qui a donné « malesherbes » puis mauvaises herbes. On appelle mauvaise herbe une plante qui pousse à un endroit où on ne le souhaite pas ! Le chardon est une des mauvaises herbes les plus difficiles à éliminer.

 

Tour d’horizon des différentes surfaces concernées

  • Les surfaces dures

Lorsque les toitures, façades, pierres, portails, barrières, mobilier d’extérieur en bois non peints sont exposés au nord ou à l’ouest, leurs surfaces sont souvent envahies par la mousse, les algues vertes ou rouges ou encore les lichens.

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  • Les surfaces cultivées

- Le travail du sol : le bêchage ou le passage du motoculteur remonte en surface les graines de mauvaises herbes stockées en terre et multiplie les chardons, le chiendent et le liseron. En effet, sectionner les racines, contribue à la dissémination de ces mauvaises herbes alors qu’avec une fourche bêche vous ameublissez la terre et vous retirez très facilement à la main ou au croc l’intégralité de ces mauvaises herbes.

 

Le paillage

- Les paillis : ils constituent un écran à la lumière pour empêcher la pousse des mauvaises herbes qui ne peuvent plus utiliser les rayons du soleil pour la photosynthèse.

- Les feutres de paillage : c’est un moyen très efficace pour éviter d’avoir à désherber, lorsqu’on plante une haie, mais également au potager, en automne et en hiver, pour recouvrir les espaces sans légumes. Lorsqu’ils sont assez épais, ces feutres, contrairement aux autres paillis, peuvent même être étalés sur des surfaces déjà envahies par les mauvaises herbes. Laissez-les en place quelques mois. L’absence de lumière et donc de photosynthèse, provoquera leur mort. Elles se décomposeront ensuite pour laisser la place à une terre bien meuble, prête à recevoir vos semis ou vos plantations de printemps.

La technique du faux semis

Elle est applicable au jardin potager mais également au jardin d’ornement pour les massifs d’annuelles semées en place et la création des gazons. Préparez le lit de semence environ trois semaines avant la date prévue du semis. C’est en quelque sorte un semis à blanc. Ces conditions favorables déclencheront la levée des graines de mauvaises herbes. Quand elles auront atteint le stade plantule, il sera très facile de les détruire par un léger binage en surface ou bien par le passage du désherbeur thermique. Ensuite ne retravaillez pas le sol sinon vous risqueriez de remonter en surface d’autres graines d’adventices qui germeraient à leur tour. Cette levée de mauvaises herbes contrée, semez vos légumes.

Il existe naturellement dans les quinze premiers centimètres du sol un stock énorme de graines de mauvaises herbes : on peut en compter plus de 10 000 au m2.

Temps de germination pour quelques légumes : Betterave : environ 2 semaines – Carotte : 2 à 3 semaines – Céleri : environ 4 semaines – Chicorée : 9 à 11 jours – Chou : 9 à 11 jours – Concombre : 9 à 11 jours – Courge : 9 à 11 jours – Épinard : environ 2 semaines – Fève : 9 à 11 jours – Haricot : environ 1 semaine – Laitue : 9 à 11 jours – Mâche : 9 à 11 jours – Navet : 9 à 11 jours – Oseille : environ 2 semaines – Persil : environ 4 semaines – Poireau : environ 2 semaines – Pois : 9 à 11 jours – Pomme de terre : environ 2 semaines – Radis : 7 à 9 jours.

 

Quelques conseils pour désherber le moins possible

  • Au jardin d’ornement

Plantez les vivaces à bonne distance les unes des autres pour qu’elles occupent toute la surface du massif lorsqu’elles seront bien développées. Certaines plantes ont la faculté de couvrir très rapidement le sol : les capucines, la corbeille d’or, les bambous de petites tailles, les bergénias, les berberis, le buisson ardent, de nombreux conifères nains comme les juniperus rampants, les campanules, les céanothes, le cornouiller, les cotonéasters rampants, les géraniums vivaces, le lierre, la marjolaine rampante, le millepertuis, la petite pervenche, les potentilles blanches, les rosiers couvre-sol, le romarin rampant, la ronce d’ornement, les saxifrages, les sédums, le thym, la valériane…

  • Au jardin potager

- Les cultures associées : elles contribuent à couvrir le sol pratiquement en totalité entre les rangs de légumes. Les mauvaises herbes ne peuvent donc pas s’implanter. Les légumes à développement rapide permettent d’occuper le terrain libre entre les rangs d’une culture dont le développement est moins rapide, comme par exemple les radis le long des carottes ou des pois ou encore au pied des tomates.

- La culture des engrais verts : outre les multiples avantages qu’elle apporte au jardin potager, elle évite que les mauvaises herbes ne colonisent la place laissée libre entre deux cultures.

- Les cultures nettoyantes : elles ont pour effet de limiter les mauvaises herbes en raison de leur pouvoir couvrant et concurrentiel et/ou du fait des pratiques culturales qu’elles demandent.

>> Par exemple :
La phacélie et le sarrasin : deux engrais verts qui ont un effet nettoyant sur les terres envahies par le chiendent et d’autres mauvaises herbes  
Le buttage : il s’agit de garnir la plante de terre qu’on élève autour du pied. Ce procédé est particulièrement réservé aux pommes de terre.
Le sarclage (ou binage) : c’est l’action d’extirper les végétaux nuisibles et d’ameublir la surface du sol. Ce procédé est conseillé pour les betteraves ou les choux.

 

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