Accueil » Conseils pratiques » Le guide du jardinier » Le guide des insectes

Guide des insectes

De nombreux insectes peuvent souvent nuire à la récolte et à la beauté de votre jardin. Pucerons, chenilles ou doryphores, vous avez parfois du mal à les identifier avec certitude. Mais vous pouvez aider les plantes à s’en protéger en privilégiant, dans un premier temps, un piégeage de détection pour déterminer le moment opportun pour traiter. Dès que l’attaque est détectée, le choix de l’anti-insectes d’origine naturelle ou bien de synthèse dépendra du degré d’infestation et du seuil de tolérance que l’on s’est fixé. Les produits Solabiol ont pour objectif de proposer des spécialités efficaces qui respectent l’environnement.

Principaux insectes :

Tordeuse des buissons

Papillon d’environ 2 cm d’envergure, brun gris. Chenille de 2 cm de long, de couleur variable allant du vert au jaune violet, la tête et le thorax sont marron foncé et brillants. Les chenilles vivent sur les poiriers et les pommiers principalement, mais aussi sur le cognassier, le prunier, le pêcher, le groseillier, le framboisier, et également sur des arbres forestiers et de nombreux arbustes d’ornement. Les chenilles s’attaquent aux bourgeons et réunissent entre elles les jeunes feuilles dans une toile de soie. Puis les chenilles enroulent individuellement les feuilles qui forment alors une sorte de tube. Elles se nourrissent de la feuille en épargnant les nervures, elles s’attaquent également aux bourgeons et aux fleurs. Il y a une génération par an, les larves naissent de fin février à début mai, les papillons apparaissent de fin mai à fin juillet. Les œufs donnent naissance à des chenilles au printemps suivant. Les fruits tombent avant d’être mûrs. On observe d’importantes déformations des fruits provoquées par les morsures de chenilles.

Moyen de lutte : traitement avec un produit à base de Bacillus thuringiensis.

Produit Solabiol : « Anti-chenilles ».


Tordeuse orientale du pêcher

Papillon crépusculaire d’environ 15 mm d’envergure aux ailes brun noir. La chenille mesure 15 mm. Elle est d’abord blanchâtre puis rose au dernier stade larvaire (le cinquième). La tête est brune. De nombreux arbres peuvent être parasités : pêcher, pommier, poirier, cognassier, prunier, abricotier. La jeune chenille pénètre les pousses de l’année, puis les fruits (plus rarement chez les pommiers ou les poiriers). Il y a quatre générations. Les premiers papillons apparaissent fin mars. Les pontes ont lieu jusqu’à octobre. Les chenilles passent l’hiver dans un cocon sur le tronc ou au sol.

Moyen de lutte : traitement avec un produit à base de Bacillus thuringiensis.

Produit Solabiol : « Insecticide biologique ».


Toutes les Tordeuses :

- Tordeuse rouge des bourgeons : petit papillon gris ardoise d’une envergure inférieure à 2 cm. La chenille mesure environ 12 mm. La tête est noire et le corps marron clair. Le pommier, le poirier et le rosier sont le plus souvent attaqués. La chenille dévore les bourgeons puis les feuilles. La transformation en papillon se fait dans une feuille enroulée sur elle-même. La chenille hiverne dans un cocon marron à la base des bourgeons ou dans l’écorce et reprend son activité dès l’éclatement des bourgeons au printemps.

- Tordeuse des arbres fruitiers : papillon d’environ 2 cm d’envergure dont les ailes antérieures sont jaunes avec des taches noires et les ailes postérieures gris foncé. La chenille vert bleuté est translucide avec des taches brunes. Elle ne se nourrit que de feuilles et occasionnellement de peau de fruits. Il y a deux générations par an.

- Tordeuse capua de la pelure : la chenille de ce papillon est jaune verdâtre. Sa tête et son thorax sont brun brillant puis couleur jaune. Elle est très mobile. Les chenilles se développent principalement sur le pommier, mais aussi sur le poirier, le groseillier, le prunier, le cerisier et l’abricotier. Il y a 2 générations par an. Les larves s’attaquent aux feuilles et aux fruits au niveau de l’épiderme et peuvent faire des trous de 4 à 5 mm de profondeur. Les larves hibernent dans un nid à mailles larges de soie au départ des rameaux, à la base des bourgeons, dans les feuilles ou encore dans l’écorce. En fin d’hiver, elle redevient active : elle tisse des fils de soie pour réunir les feuilles et les boutons.

Moyen de lutte : traitement avec un produit à base de Bacillus thuringiensis.

Produit Solabiol : « Anti-chenilles ».

- Tordeuse de la grappe - Eudemis de la Vigne : papillon nocturne de 2 cm d’envergure avec deux longues antennes. Les ailes sont gris rougeâtre avec trois bandes sombres. La chenille mesure environ 10 mm. Elle est très mobile pendant le stade « baladeur » qui dure quelques heures, puis elle tisse une sorte de nid soyeux au milieu des boutons floraux : les chenilles se nourrissent des boutons floraux et des fleurs. Ensuite, à la deuxième génération, les chenilles s’attaquent aux grains de raisin et provoquent des moisissures. Il y a trois générations par an.

- Tordeuse de la grappe - Cochylis de la vigne : ses attaques sont plus rares que celles d’Eudemis. La larve mesure environ 1 cm, elle est jaune rougeâtre. Il y a deux générations par an.

Moyens de lutte : installer des nichoirs pour favoriser la nidification des mésanges ; traiter avec un produit à base de Bacillus thuringiensis sur les jeunes chenilles.

Produit Solabiol : « Insecticide biologique ».

 

Carpocapse des prunes

Papillon crépusculaire d’une quinzaine de millimètres, gris foncé. La chenille mesure une dizaine de millimètres, sa tête est brune et son corps rose. Ce papillon parasite uniquement le prunier. Il apparaît pour pondre ses œufs d’avril à juin quand les prunes font 10 mm de diamètre. Les vols les plus importants sont deux semaines après la floraison du prunier. L’œuf donne naissance à une larve au bout d’une douzaine de jours. La chenille pénètre dans le jeune fruit, se nourrit de la pulpe puis provoque la chute de la jeune prune en sectionnant son pédoncule. On observe également une sorte de gomme qui s’échappe de l’orifice du trou d’entrée de la chenille. La couleur du fruit devient plus foncée. À la fin de sa croissance (3 semaines) la chenille quitte le fruit pour se nymphoser ou hiberner dans un cocon au sol ou sous l’écorce. Il y a deux générations dans la saison.

Moyen de lutte : installer un piège à phéromone dans le prunier dès le début de la formation des fruits (stade petite noisette). La phéromone libérée par la capsule attire les carpocapses qui viennent s’engluer. Le nombre de captures hebdomadaires détermine le moment idéal pour traiter avec du Bacillus thuringiensis. Périodes de piégeage : dans le Sud de la France : de début avril à début septembre ; dans le Nord : du 15 mai à septembre.

Produit Solabiol : « Pièges contre le carpocapse de la prune ».


Teigne de l’olivier

Papillon de petite taille : 6 à 7 mm de long et 14 mm d’envergure. Les ailes antérieures sont grises avec des taches noires, les ailes postérieures grises également mais sans tache. La chenille est verte et mesure 7 mm de long. Il y a 3 générations dans l’année : la première génération s’attaque aux fleurs, la deuxième aux fruits et la troisième (la génération hivernante) aux feuilles.

Moyen de lutte : traiter avec un produit à base de Bacillus thuringiensis sur jeune chenille.

Produit Solabiol : « Anti-chenilles ».


Chenille processionnaire du pin

Le papillon est présent en juillet et août. Les chenilles se nourrissent des aiguilles de la fin de l’été jusqu’au printemps. Elles s’abritent à plusieurs dans un cocon en forme de fourreau accroché aux extrémités des branches. Elles se déplacent les unes derrière les autres, formant ainsi une longue procession. Leur présence plus de trois années peut provoquer la mort de l’arbre. Elles colonisent également les cèdres. En mars/avril/mai, les chenilles descendent de l’arbre pour se nymphoser (dernier stade de la larve avant de donner le papillon adulte) au sol.

Moyens de lutte : détruire les nids pendant l’hiver avec un échenilloir tout en se protégeant avec une combinaison, un masque, des gants et des lunettes car les poils de ces chenilles sont très urticants ; traitement avec un produit à base de Bacillus thuringiensis en septembre sur les jeunes chenilles.

Produit Solabiol : « Anti-chenilles ».


Pieride du choux

C’est l’un des premiers papillons visibles au printemps. D’une envergure de 4 à 6 cm, ses ailes sont blanches avec une tache noire sur les ailes postérieures du mâle et deux chez la femelle. La chenille a une longueur de 4 à 5 cm. Sa tête est noire et son corps vert avec 3 lignes jaunes tout le long du corps avec des taches noires et des soies. Plantes attaquées : choux, navets, capucines et radis. Les œufs, de couleur jaune d’or, sont pondus sur la face inférieure des feuilles bien rangés côte à côte, regroupés en îlots de plusieurs dizaines d’unités. Les jeunes chenilles restent en groupe puis se dispersent en se nourrissant des feuilles se trouvant en périphérie de la plante. Il y a deux générations par an, la seconde de mi-juillet à fin août cause le plus de dégâts. Quand l’automne est clément, il peut y avoir des vols de septembre à octobre.

Moyens de lutte : associer cette culture avec des tomates ou du céleri ; traiter avec un produit à base de Bacillus thuringiensis sur les jeunes chenilles.

Produit Solabiol : « Insecticide biologique ».


Teigne du poireau ou ver du poireau

Le papillon adulte a une envergure d’environ 17 mm. La tête est rougeâtre et le corps marron, les ailes antérieures sont marron gris avec des taches noires et deux taches blanches, les ailes postérieures gris clair. D’un cm environ, la chenille est jaune avec un abdomen vert et des taches noires. Ce papillon vit sur le poireau, l’oignon, la ciboulette… L’hibernation se fait dans les végétaux en décomposition. Les premiers vols ont lieu en avril/mai. Les œufs sont pondus sur les fleurs ou les feuilles. Juste après son éclosion, la larve mine la feuille provoquant le jaunissement de son extrémité. Les attaques les plus importantes sont dues à la deuxième génération en été. Le bulbe des oignons peut être atteint par la larve qui y creuse des galeries.

Moyens de lutte : planter des carottes en association avec les poireaux ; traiter avec un produit à base de Bacilus thuringiens contre les jeunes chenilles.

Produit Solabiol : « Ver du poireau ».


Zeuzère

Papillon de 4 à 6 cm d’envergure aux ailes blanches avec de petites taches bleues. Il apparaît de juin à août, essentiellement dans les régions méridionales. Les pontes (1 000 œufs par femelle) se font dans les écorces. La chenille attaque de nombreux arbres : pommier, poirier, cerisier, olivier, cognassier, cassissier, groseillier, agrumes, vigne et de nombreux arbres forestiers. La chenille mesure 5 à 6 cm de long. Elle est blanc crème à points noirs et sa tête est noire. Elle s’attaque aux parties jeunes de l’arbre (les rameaux se dessèchent et meurent), ensuite elle creuse sous l’écorce et dans le bois des galeries dans les branches de plus gros diamètre et même dans le tronc. On voit alors s’écouler un peu de sciure et de sève du trou d’entrée. Une seule chenille peut provoquer la mort d’un jeune arbre, ses galeries constituant également une porte d’entrée pour d’autres ravageurs.

Moyen de lutte : traitement avec un produit à base de Bacillus thuringiens.

Produit Solabiol : « Anti-chenilles ».


Les noctuelles

- Noctuelle défoliatrice de la tomate : papillon nocturne gris. Les chenilles se nourrissent la nuit et se réfugient dans le sol le jour. D’une taille de 4 à 5 cm, elles sont grises ou vertes et peu velues. En réaction à un dérangement, elles s’enroulent en spirale. Les chenilles passent l’hiver dans le sol, une trop forte humidité leur est néfaste. De nombreuses cultures peuvent être attaquées par différentes espèces de noctuelles défoliatrices : salades, choux, fraisiers, radis, tomates, pomme de terre, épinards, carottes…

- Noctuelle de l’artichaut : la larve s’attaque d’abord aux feuilles, puis à la tige et enfin au cœur de l’artichaut dans lequel elle creuse d’importantes galeries.

Moyens de lutte : les noctuelles ont de nombreux prédateurs : corneilles, merles, chauve-souris. ; planter de la tanaisie près des légumes qui risquent d’être attaqués ; traiter le soir les jeunes chenilles avec un produit à base de Bacillus thuringiensis ; maintenir un sol humide en le paillant.

Produit Solabiol : « Vers des fruits et des légumes ».


La mouche de la cerise

Petite mouche d’environ 5 mm de long. Le corps est noir avec des taches jaunes, les ailes sont transparentes avec 4 bandes noires. L’asticot est blanc et mesure 5 mm. La mouche apparaît dans les cerisiers de fin mai à début juillet. Les premiers œufs sont pondus une douzaine de jours après les premiers vols, quand la température est clémente. Une femelle pond sur chaque fruit un œuf sous l’épiderme contaminant ainsi une soixantaine de cerises quand elles commencent à rougir. Au bout d’une dizaine de jours, un asticot sort de l’œuf et se nourrit de la chair de la cerise autour du noyau pendant environ un mois, puis il sort du fruit et s’enfonce sous terre pour hiberner dans une pupe. Un certain nombre de pupes peuvent rester en terre jusqu’à trois ans. Plus il fait chaud en juin et juillet, plus les dégâts sont importants. Les variétés de cerises précoces ne sont pas attaquées.

Moyens de lutte : pailler le sol pour retarder les éclosions des pupes ; détruire les cerises tombées au sol. Périodes de piégeage : dès la première quinzaine de mai, disposer les pièges dans les arbres côté sud. Attirées par la couleur jaune et l’attractif alimentaire, les mouches s’y engluent.

Produit Solabiol : « Pièges contre la mouche de la cerise ».


Mouche de l’olive

Petite mouche d’un demi-centimètre, de couleur brune avec deux taches noires sur le thorax. La larve, un asticot blanchâtre (olives vertes) ou violet (olives noires), présente trois stades larvaires. Cette mouche se développe exclusivement sur l’olivier. Dès juillet, les femelles pondent dans le fruit en phase de grossissement. Elles pondent plusieurs centaines d’œufs durant leur vie (environ 6 mois). L’œuf donne naissance au bout de trois jours à un asticot qui évolue dans le fruit dont il se nourrit pendant une douzaine de jours. L’olive pourrit et tombe prématurément au sol. Il peut y avoir deux ou trois générations par an. Les olives contaminées sont impropres à la consommation.

Moyens de lutte : suspendre les pièges dans les oliviers. La couleur, la phéromone sexuelle et l’attractif alimentaire dont est composé le piège, attirent les mouches qui s’y engluent. Période de piégeage : mettre en place les pièges première quinzaine de juillet jusqu’à la première quinzaine de novembre.

Produit Solabiol : « Mouche de l’olive ».


Pucerons

Ce sont des insectes piqueurs suceurs. Il existe un grand nombre d’espèces de pucerons (plusieurs centaines en Europe) s’attaquant à de nombreuses plantes. Ils provoquent des dégâts directs en prélevant la sève des plantes (ils les affaiblissent et déforment les tissus par leur salive qu’ils injectent), mais également indirects en transmettant des virus d’une plante à une autre ou bien en provoquant le développement de fumagines (champignons microscopiques) sur le miellat qu’ils sécrètent. Suivant les étapes de leur cycle, ils ont une reproduction sexuée ou asexuée, ainsi que des phases ailées ou aptères (sans aile). Pendant la belle saison les femelles « fondatrices » donnent naissance directement à des jeunes pucerons sans s’être accouplées (par parthénogénèse). Ceci explique leur très fort pouvoir d’infestation. Au cours d’une même saison un puceron peut donner naissance à 16 générations ! Heureusement, de nombreux prédateurs et parasites naturels régulent cette croissance exponentielle et les fortes pluies détruisent les formes ailées. Mais ils ont des alliées de choix : les fourmis qui les élèvent et les protègent contre les coccinelles. Ils passent l’hiver sous forme d’œufs pondus entre les écailles des bourgeons ou dans l’écorce des arbres et arbustes, certaines espèces hibernent sur des bisannuelles.

- Pucerons verts du pommier : ils se regroupent sur les rameaux et forment un manchon composé de plusieurs centaines d’individus. Ils colonisent ensuite la face inférieure des feuilles qui s’enroulent sur elles-mêmes. Il y a 10 à 15 générations de mars à octobre. Chaque femelle donne naissance à 60 femelles (reproduction par parthénogénèse), des formes ailées apparaissent en avril. En juillet et en août, le miellat excrété par les pucerons provoque l’apparition de fumagine (feuilles collantes et noires dues à la présence de champignons microscopiques qui s’y développent).

- Pucerons cendrés du poirier, pucerons mauves : l’adulte mesure environ 3 mm. Il est brun mauve. Les œufs d’hiver éclosent fin mars. 3 à 7 générations vont se succéder pendant la saison. Les feuilles parasitées se replient sur elles-mêmes et deviennent jaunes. Ces pucerons excrètent des quantités importantes de miellat provoquant l’apparition de fumagine qui nuit à la photosynthèse de l’arbre et perturbe sa croissance, Les fourmis consomment ce miellat et sont très actives pour les protéger des différents prédateurs comme les coccinelles et les syrphes.

Mesures préventives : il faut favoriser la biodiversité et notamment les auxiliaires : les coccinelles, les syrphes, les chrysopes, les mésanges, les araignées en leur aménageant des zones refuges dans votre jardin. Une grande diversité de végétaux attirera une faune variée, gage de la stabilité des écosystèmes. Elle contrôlera naturellement les populations de ravageurs. Les engrais organiques, en libérant progressivement l’azote et en apportant de nombreux oligo-éléments, assureront une croissance harmonieuse des végétaux sans surdosage en azote ce qui aurait pour effet d’attirer les pucerons. Les fertilisations foliaires à base de jus d’algue ou de purin d’ortie renforcent les plantes les rendant ainsi moins vulnérables aux attaques.

Moyens de lutte : utiliser des traitements d’hiver à base d’huile de paraffine pour détruire les œufs par asphyxie ; poser dès le début du printemps des colliers de glu sur les troncs d’arbres qui risquent d’être colonisés par les pucerons. Ces pièges empêcheront les fourmis d’installer leur « élevage » de pucerons dans les arbres fruitiers ; traiter en curatif avec un insecticide à base de pyréthrines naturelles. Les pyréthrines sont extraites des fleurs de pyrèthre (composées appartenant au genre Chrysanthemum). 20 tonnes de fleurs séchées produisent en moyenne 1 tonne d’extrait à 25 % de matière active pure. Les pyréthrines agissent par contact et ingestion très rapidement sur le système nerveux des insectes. C’est l’effet choc : « knock-down ». Elles ont un large spectre d’activité, mais leur rémanence est faible : la durée d’action à l’extérieur n’est que d’un à deux jours car elles se dégradent sous les rayons du soleil, alors qu’à l’abri de la lumière, elles sont efficaces pendant quelques semaines. Il faut donc renouveler le traitement s’il y a une nouvelle infestation.

Produits Solabiol : « Huile d’hiver insecticide », « Collier arboricole »,
« Bande de glu », « Anti-pucerons », « Insecticide au pyrèthre végétal »,
« Pièges contre les aleurodes et les mouches de culture ».

Pyrale du groseillier

Papillon à activité nocturne, de couleur gris marron et d’une envergure de 14 mm. La tête porte deux longues antennes. Il apparaît en avril/mai. La chenille est verte, mesure 2 cm et sa tête est noire. La toute jeune chenille pénètre dans une baie provoquant un rosissement qui donne l’impression qu’elle a une maturité avancée par rapport aux autres fruits qui sont encore verts. Ensuite elle tisse des fils de soie pour atteindre un deuxième fruit, puis un troisième et même quelquefois un quatrième fruit. La larve hiberne dans un cocon dans le sol.

Moyen de lutte : traiter avec un produit à base de Bacilles thuringiensis sur jeunes chenilles.

Produit Solabiol : « Anti-chenilles ».


Petite mineuse du pêcher

Papillon gris brun de 15 mm d’envergure. Sa chenille mesure une quinzaine de millimètres. Elle a une tête noire et le corps brun foncé. Elle parasite les arbres à noyaux : pêcher, cerisier, amandier, prunier, abricotier. Chaque œuf est pondu à la base des feuilles. La chenille fait des galeries dans les jeunes rameaux, elle attaque ensuite les fruits au niveau de la pulpe et du noyau. Il y a deux générations par an. Les chenilles passent l’hiver en se réfugiant sous l’écorce des tiges de l’année.

Moyen de lutte : traiter avec un produit à base de Bacilles thuringiensis sur jeunes chenilles.

Produit Solabiol : « Anti-chenilles ».

Les cochenilles

Ce sont des insectes piqueurs suceurs. De très nombreuses espèces parasitent un grand nombre de végétaux différents. Les plantes attaquées sont affaiblies. Le miellat secrété par les cochenilles provoque le développement de fumagines sur le feuillage ce qui diminue l’activité photosynthétique de la plante et attire les fourmis. Elles se multiplient très rapidement et peuvent aller jusqu’à provoquer la mort de la plante parasitée. On classe les cochenilles en trois groupes en fonction du corps des femelles : Corps mou avec des filaments cireux et sans bouclier protecteur : cochenilles farineuses, cochenille australienne. Corps dur recouvert de cire : cochenille du pêcher, du cornouiller, de l’olivier, floconneuse de la vigne. Corps mou recouvert d’un bouclier : cochenille des arbres fruitiers à pépins, pou de San José, virgule du pommier, du poirier, de l’oranger, noire des agrumes, cochenille serpette des agrumes.

Moyens de lutte : traiter avec des produits à base d’huile minérale paraffinique. Cela provoque l’asphyxie des adultes et des œufs et permet également de dissoudre le film cireux qui protége l’insecte ; traiter deux fois à 30 minutes d’intervalle et refaire une application quinze jours plus tard.

Produit Solabiol : « Cochenilles ».

Les aleurodes ou mouches blanches

Elles ressemblent à des petites mouches blanches d’environ 1 mm. La larve est verte et plate, mesure moins de 1 mm et ressemble à une cochenille. Les aleurodes parasitent un grand nombre de plantes ornementales ou potagères en serres, principalement, ou à l’extérieur. Les adultes et les larves se trouvent sur la face inférieure des feuilles. Pendant sa vie (3 à 6 semaines), une femelle pond plus de 500 œufs qui donneront naissance à des larves en 9 jours si la température est supérieure à 20°C. Elles s’attaquent aux feuilles en les piquant avec leur stylet pour prélever la sève. Il y a émission de miellat sur les feuilles avec formation de fumagine (taches noires poisseuses dues à la prolifération d’un champignon microscopique) ce qui diminue l’activité photosynthétique. En piquant la plante, les aleurodes peuvent permettre l’introduction de virus.

Moyens de lutte : lâcher dans les serres un insecte auxiliaire, l’encarsia formosa, pour lutter contre ce parasite ; les piéger sur des plaques engluées dont la couleur jaune est très attractive ; une fois le piège accroché à la plante, secouer légèrement le feuillage. Les aleurodes s’envolent et viennent se reposer sur la plaque.

Produit Solabiol : « Pièges contre les aleurodes et les mouches des cultures ».


Carpocapse des pommes et des poires

Papillon nocturne d’une envergure de 15 à 20 mm. Les ailes antérieures grises ont une tache brune ovale alors que les ailes postérieures sont brun rougeâtre. L’adulte vit 15 à 18 jours. De fin avril à fin mai, la femelle pond une quarantaine d’œufs sur le feuillage et les fruits. Ils éclosent en 6 à 18 jours suivant la température. La larve, une chenille blanc rosé à tête brune, circule deux à cinq jours sur le feuillage et les fruits en donnant des petites morsures puis pénètre dans le fruit en creusant une galerie jusqu’au cœur (un peu de sciure brune s’échappe de l’orifice de la galerie). Elle s’y développe environ trois semaines, provoquant la chute prématurée des fruits, puis elle le quitte pour tisser un cocon d’où sortira un papillon de deuxième génération dont les futures chenilles pourront contaminer les fruits en août. Elle peut également entrer en diapause et hiberner dans un cocon logé dans l’écorce du tronc ou au sol. Les étés chauds et humides sont favorables aux attaques. Ce carpocapse parasite également les fruits du noyer.

Moyens de lutte : favoriser les prédateurs : chauve-souris, pics, mésanges ; utiliser des pièges à phéromone pour déterminer le moment idéal pour traiter les chenilles jeunes au Bacillus thuringiensis.
Les phéromones sexuelles : ce sont des substances chimiques produites par des glandes exocrines qui servent de médiateurs entre des individus de sexe opposé au sein d’une même espèce. Ces hormones, émises par les femelles, attirent les mâles d’une même espèce exclusivement pour qu’ils les fécondent.
Les pièges à phéromone : ils permettent de lutter contre de nombreux parasites des fruits, notamment le carpocapse des pommes et des poires (Cydia pomonella), le carpocapse des prunes (Grapholitha funebrana), la mouche de l’olivier (Bractocera olea).

Les pièges permettent de déterminer la date optimum pour traiter au bon moment en fonction du degré d’infestation. Périodes de piégeage : Midi de la France : du 20 avril au 15 septembre. Pour le reste de la France : du 10 mai au 20 septembre.

Produits Solabiol : « Pièges contre le carpocapse des pommes et des poires », « Anti-chenilles ».

 

^ Revenir en haut de la page